C’en est trop, te rêver ! Les soleils fracturent Chaque jour davantage Et je vis ton absence Au présent de moi-même Au présent de ce vent Déchirée, décousue Accrochée aux lambeaux Que ruissellent leur âge Je suis ta prison Un petit port d'attache Aux vagues délurées Ton entre deux Ton antre vie Un rien de chair A n’oublier jamais Parenthèse de femme À déteindre les rires
Je pleure de t'aimer Et je pleure bien plus Que mes bras ne peuvent sécher
Mon impossible Mon porte flamme Mon flambeau ma mitraille Mon transparent Mon indicible Frère fantôme Mes rives sont à toi Eté hiver et cinquième saison Alarmes et repos Dvorak et Bill Evans ; L'heure m'est revenue De chanter de toi L’incoercible douleur Ta paix et ma violence Maux d'amour entassés Mes cris, tes silences Et puis nos jeux d'enfants Absents, absents, absents...
Je pleure de t'aimer Et je pleure bien plus Que mes bras ne peuvent sécher
J'ai écris et j'écrirais encore Et peu m'importe alors Les seins dressés Les langues déliées Les poings tendus Et les crachoirs profonds Débordant de haine, J'écrirai les tumultes D'être ici à ta place Montagne désarticulée Egarée bien souvent Dans les non enfant-frère Dans les non enfant Etre Aux sourires brisés Et j'arpenterai tes rêves Accrochés aux vallées A mon dos le poids D'un accroc de papier
Je pleure de t'aimer Et je pleure bien plus Que mes bras ne peuvent sécher
J’écrirai encore J'écrirai le soleil Ses reflets métalliques Et je dirai le deuil Ce fardeau indécent Qu'à deux pas de mourir Ils n'ont pas fait de toi Mon présent en absence Leur absence et ma perte Ma folie de papier Et mes encres muettes... Puis j’écrirai le doux Sur leur chagrin posé Leurs larmes apaisées Puis reviendra le chaud Cette fièvre qui cogne Aux rideaux de mon être Et ton ancre gelée
Je pleure de t’aimer Et je pleure bien plus Que mes bras ne peuvent sécher !
Encres Tu ?
C’en est trop, te rêver !
Les soleils fracturent
Chaque jour davantage
Et je vis ton absence
Au présent de moi-même
Au présent de ce vent
Déchirée, décousue
Accrochée aux lambeaux
Que ruissellent leur âge
Je suis ta prison
Un petit port d'attache
Aux vagues délurées
Ton entre deux
Ton antre vie
Un rien de chair
A n’oublier jamais
Parenthèse de femme
À déteindre les rires
Je pleure de t'aimer
Et je pleure bien plus
Que mes bras ne peuvent sécher
Mon impossible
Mon porte flamme
Mon flambeau ma mitraille
Mon transparent
Mon indicible
Frère fantôme
Mes rives sont à toi
Eté hiver et cinquième saison
Alarmes et repos
Dvorak et Bill Evans ;
L'heure m'est revenue
De chanter de toi
L’incoercible douleur
Ta paix et ma violence
Maux d'amour entassés
Mes cris, tes silences
Et puis nos jeux d'enfants
Absents, absents, absents...
Je pleure de t'aimer
Et je pleure bien plus
Que mes bras ne peuvent sécher
J'ai écris et j'écrirais encore
Et peu m'importe alors
Les seins dressés
Les langues déliées
Les poings tendus
Et les crachoirs profonds
Débordant de haine,
J'écrirai les tumultes
D'être ici à ta place
Montagne désarticulée
Egarée bien souvent
Dans les non enfant-frère
Dans les non enfant Etre
Aux sourires brisés
Et j'arpenterai tes rêves
Accrochés aux vallées
A mon dos le poids
D'un accroc de papier
Je pleure de t'aimer
Et je pleure bien plus
Que mes bras ne peuvent sécher
J’écrirai encore
J'écrirai le soleil
Ses reflets métalliques
Et je dirai le deuil
Ce fardeau indécent
Qu'à deux pas de mourir
Ils n'ont pas fait de toi
Mon présent en absence
Leur absence et ma perte
Ma folie de papier
Et mes encres muettes...
Puis j’écrirai le doux
Sur leur chagrin posé
Leurs larmes apaisées
Puis reviendra le chaud
Cette fièvre qui cogne
Aux rideaux de mon être
Et ton ancre gelée
Je pleure de t’aimer
Et je pleure bien plus
Que mes bras ne peuvent sécher !
Jade Vuaillat
© 2008
Cahiers de poésie (collection L. Fels, France-Luxembourg)